Saint-Nicolas, Rocky et les Avengers en sont jaloux !

Le miracle des enfants, Walking Dead médiéval…

Quelques parts, entre Metz et Nancy…
C’est une époque de lutte constante, pour la survie, du lever au coucher. La disette règne en ce début du 12ème siècle.
Dans une maison pataude, aux murs épais et tassés par les années, une famille de cinq personnes s’entasse dans l’unique pièce, enfumée et éclairée par deux minuscules ouvertures servant de fenêtres.
Le père est court sur pattes et large d’épaule. Ses mains sont deux pierres volcaniques, dures et râpeuses. Il ressemble plus à une bête de somme qu’à un homme dans une vie de labeur.
La mère est gracieuse et fatiguée. Elle s’active autour du foyer, lasse de faim.
Il faut trouver de quoi compléter le maigre repas du soir.
Alors le père envoi ses trois fils, chercher des restes dans les champs. La Terre labourée pourvoira à la maigre pitance. Il faut fouiller de ses doigts ensanglantés, quelques graines, quelques vers, des racines, n’importe quoi, pourvu que cela comble le creux brûlant qui déchire les entrailles.
La récolte est bien maigre, mais le jour s’estompe. Les trois fils doivent rentrer. Pour trouver de quoi se nourrir, ils ont été loin, bien plus loin que d’habitude, et la nuit masque le chemin du retour. Perdus dans les ténèbres, les trois enfants doivent désormais lutter contre les créatures de la nuit, qui les harcèlent. Au loin, un point lumineux, une flammèche, guide la tribu.
La chaumière inconnue déchire la nuit de ses murs sombres et couverts de lierre. L’aîné frappe contre les planches pourries qui servent de porte.
Des pas claques, et le lourd loquet actionne des gonds grinçants. Les trois frères sursautent en voyant les contours bestiaux qui se détachent dans la lumière. Une masse terrible contemple les enfants, serrés sur le seuil. Ils tremblent mais sont perdus et demande un peu d’aide et de chaleur, si seulement l’être qui les observe en est capable. Il accepte, l’homme aux cheveux longs et gras. Ses bras sont des troncs aux muscles saillants. Un lourd tablier de cuir brun, taché, enveloppe un ventre proéminent. Son sourire est étrange et laisse percevoir une dentition clairsemée. Les enfants se réchauffent prêt de l’âtre. L’homme remue le contenu d’une marmite dont l’odeur réveille la faim qui tenaille les trois frères. Les enfants regardent danser les flammes dans la cheminée, ils se sentent en sécurité, chez cet homme étrange mais qui accepte de partager un peu de son repas. Le plus jeune des frères songe à ses parents, à la douceur sécurisante des bras de sa mère.
Le petit ne comprend pas d’où vient ce jet rougeâtre et épais, qui apparait soudain sur le mur. Ni celui-ci, sur sa joue. Bientôt, les trois innocents gisent sur le sol, leur bourreaux et hôte, satisfait, leur a tranché la gorge…
Installé sur une lourde table de chêne, le boucher, en gestes précis, dépèce les malheureux. Un saloir conserve désormais, son prochain repas.
Le vent souffle au-dehors. La mère des petits n’arrive pas à dormir. Le père est parti, à la lueur des torches, chercher ses fils.
Chez le boucher, le feu crépite. Il s’apprête à aller se coucher. Mais on frappe sur les planches de bois pourri. Il pense : « La nuit sera abondante pour le saloir ». Il ouvre…
Le vieil homme a l’œil sombre. Sa longue barbe éblouie par sa blancheur. Il s’appuie péniblement sur sa crosse usée par le temps et les intempéries. Il noue la laisse de son âne squelettique et implore la charité du boucher, d’un peu de chaleur et de repos. Oui, la nuit sera abondante pour le saloir de l’Ogre !
Devant l’âtre, le vieillard réchauffe sa carcasse percluse de fatigue et de douleur. Le boucher lui tend son bol de potage. Les bourrasques de vent claques au-dehors. Le vieil homme, de sa main ridée et tremblante, repousse doucement le récipient de bois. Le boucher reste interdit lorsque son invité lui demande du petit salé. L’Ogre repose le bol fumant, se sachant démasqué. Faisant mine d’accepter, il prend son long couteau et saute sur le vieillard. D’un geste incroyable, le vieux esquive l’attaque et se tient droit, face à l’Ogre au tablier taché du sang des malheureuses victimes. Le visage du vieux semble illuminé, et son corps, si frêle jusque-là, est une muraille infranchissable. Le boucher bande tous ses muscles, son ventre lourd rebondit sous ses trépignements. Un rictus maléfique lui zèbre le visage et le tissu couvrant ses bras craque de toute part. Face à lui, le vieillard frémit d’une rage contenue, campé fermement sur ses deux jambes, menaçant le démon de sa crosse splendide. Deux titans s’apprêtent au combat, le bien contre le mal. La porte claque, c’est le signal. Les deux combattants se ruent furieusement l’un sur l’autre. On se frappe, on s’empoigne, on hurle, l’écume aux lèvres.
Loin de ce combat enragé, un père cherche dans le noir, ses enfants disparus. Sa torche s’est éteinte dans le vent glacial. Il suit désormais le point lumineux, droit devant lui.
La table de chêne est renversée, la marmite répand son contenu sur la terre battue. L’Ogre, terrassé, halète. Allongé sur le sol, sa tête affreuse est perlée de sang. Le vieillard sort de la chaumière et reviens avec de lourdes chaînes qu’il laisse tomber aux pieds du monstre dans un bruit mat. Puis il se tourne vers le saloir. Profitant de cette diversion le boucher se saisit des chaînes pour en faire une arme, mais malgré sa force brutale ne peut les déplacer. D’un coup de crosse, le vénérable le projette à travers la pièce.
Le père, désespéré de revoir ses enfants, accourt jusqu’à la chaumière. Un éclair aveuglant l’a guidé jusqu’ici. Tremblant, il approche de l’entrée, ouverte et projetant une lumière tamisée. L’intérieur est dévasté du combat. Dans un coin, un grand homme en soutane de lin verte, une mitre dorée sur la tête et sa crosse de bois polie, parle calmement à trois enfants. A peine l’ont-il vu qu’ils se précipitent dans les bras du père, qui éclate en sanglots. L’évêque, resplendissant d’une blancheur magique, regarde tendrement les retrouvailles des petits ressuscités.
Sous le regard de la famille réunie, Saint-Nicolas traîne la bête enchaînée jusqu’à sa monture, transformée en cheval blanc, puissant et fantastique, aux yeux de braises rouges, soufflant des naseaux une vapeur embaumée.
Le soleil rayonne discrètement, à l’horizon, et chasse lentement les ténèbres d’une nuit monstrueuse.
Le Saint disparaît dans les dernières brumes de la nuit, sur son destrier hennissant, traînant un démon enchaîné, qui, pour l’éternité, sera l’acolyte du Saint homme !

On the road again !

Fin de l’histoire ? pas du tout ! Cette légende des enfants aurait été inventée pour lutter contre le cannibalisme de survie, où sévissait à l’époque Médiévale de terribles famines.

Depuis, Saint-Nicolas revient tous les 06 décembre, monté sur un âne ou un cheval blanc. Il défile dans les rues de plusieurs pays Européens telle une Rock Star, applaudie par une foule en délire. Toujours accompagné de cette Chose qu’il affronta cette nuit affreuse, qu’on appellera : Père Fouettard !

Dark fouettard !

Bien sûr, selon le pays et les vieilles légendes qu’on lui a superposées, son nom change.

 Dans les pays germanophones, c’est le terrible Krampus, ou Jean Lenoir (pour le boucher de l’histoire), qui traîne ses frusques derrière Nico et son cheval blanc.

 Il y a également Hans Trapp. Ce dernier vilain serait le souvenir d’un seigneur du 16ème siècle, Hans von Trotha de son vrai nom. En conflit ouvert avec l’Abbé de Wissembourg, le seigneur du château de Berwartstein réclame à monsieur l’Abbé, son cloître ainsi que la totalité des terres du village. L’homme de foi n’a pas l’intention de se laisser faire et refuse tout net ! Hans, un peu vicieux et franchement contrarié, fait construire un barrage pour détourner la petite rivière qui alimente le joli bourg de Wissembourg. Cette fois, l’Abbé devient rouge de colère. Il va voir le Pape pour lui parler des agissements de ce petit parvenu. Hans, pressentant le caftage de l’Abbé, fait détruire le barrage et inonde le cloître et le village. Cette fois, c’est la goutte d’eau qui fait déborder la rivière ! le Prince qui avait été si gentil avec Hans, lui confisque ses terres et le Pape l’excommunie. Sans boulot, Hans se reconvertit dans la légende en fouetteur d’enfants méchants…

Le petit Nicolas…

Des super-méchants, Saint-Nicolas en a vu d’autres, et il en faut plus pour l’impressionner.

Il nait au 3ème siècle, à Patare, dans l’actuelle Turquie. Papa Epiphane et maman Jeanne sont très riches. A peine né, Nicolas montre déjà un caractère bien « trempé » pendant son premier bain. Il se redresse sur ses petites jambes dodues et attend ainsi le Baptême. Plus tard, il refusera de téter le sein les autres jours que ceux prescrits par l’Eglise, c’est-à-dire le mercredi et le vendredi. On s’attend alors, suite à un tel régime, à voir le petit Nicolas en enfant chétif et malingre…

Ses parents meurent un jeudi, ou un dimanche (en fait, on ne sait pas). Nicolas hérite de la fortune familiale, mais ne sait que faire de tout cet or. Voici qu’une rumeur lui parvient. Un voisin, trop pauvre pour marier ses trois filles, décide de les prostituer. Scandalisé par ce projet, le jeune Nicolas élabore un plan. Trois nuits de suite, il se glissera chez le voisin et déposera une grosse bourse (pleine de pièces!). Les deux premières nuits se passent comme prévu, mais la troisième, Nicolas est surpris par le père des filles. Pauvre mais pas bête. Il poursuit le mystérieux bienfaiteur, mais Nicolas court vite. Finalement rattrapé, il refuse les remerciements du voisin, et lui ordonne de taire son identité. L’histoire étant connue, il semblerait que l’homme n’est pas franchement tenu sa promesse…

A la mort de son tonton, l’évêque de Myre (une ville proche de Patare), c’est Nicolas qui est désigné comme successeur.

Du blé ou une châtaigne !

Prenant très à cœur son rôle de protecteur de la population, il déboule dans le port de la ville lorsqu’il apprend la présence de navires amarrés, remplis de blé, alors que sévit une terrible famine dans l’évêché. Il tente de convaincre, rudoie un peu les marins et finit par obtenir du blé en quantité. La population est sauvée. Arrivés à Constantinople, les marins, d’abords tremblants, sont ébahis lorsque les douaniers leur annoncent que le niveau des céréales n’a pas baissée.

Maximus

Trois officiers romains se rendent en visite à Myre. A peine débarqués, ils sont arrêtés par de jalouses manigances, et condamnés à mort. Ils sont sauvés in extremis par un Nicolas déchainé, qui boxe littéralement les légionnaires qui s’apprêtaient à trancher la tête des malheureux innocents. Les trois officiers remercient chaleureusement l’évêque, et s’en retournent à Rome. De retour dans la ville impériale, les officiers sont de nouveau victimes d’un complot. Arrêtés et condamnés, ils prient depuis leur cellule, cet évêque qui leur a déjà sauvé la vie. Ronflant dans son palais, l’empereur est menacé dans son sommeil par un homme à l’allure de Patriarche biblique, qui lui ordonne de relâcher les officiers innocents. Prit de panique, l’empereur se réveille en sueur, et libère les trois prisonniers.

Les prodiges de Nicolas et son caractère passionné commencent à faire du bruit…

A l’abordage !

Sur le point de sombrer pendant une tempête, des matelots se mettent à prier Nicolas de leur venir en aide. Soudain, une barque apparait au-dessus de la crête des vagues. Bravant les flots, la frêle embarcation arrive tranquillement au navire. Un homme barbu, à la chevelure folle, saute sur le pont du bateau et harangue l’équipage comme le ferait un capitaine pirate. Il ordonne, il dirige, les marins s’exécutent, et le navire est sauvé. La barque disparait comme elle est apparue. Arrivés à bon port, celui de Myre, les matelots reconnaissent l’évêque Nicolas qui les a sauvés. Un miracle de plus !

Au pain de Nicée…

En 325, Nicolas participe au premier concile de Nicée. Assemblée d’évêques, qui doivent résoudre certains problèmes de l’Eglise. Et Nicolas sait régler les problèmes. Lorsque Arius, un autre évêque, le contredit, Nicolas le frappe d’une bonne droite qui sèche l’évêque hérétique.

Suite à cet échange d’opinion, Nicolas fera un petit tour en prison. Libéré, il reprend sa petite vie tranquille.

Nettoyage de Printemps

A ses heures perdues, Nicolas est un peu paysagiste. Quand il trouve que le temple païen de Diane fait un peu tache dans le paysage, il le détruit ! Et tant pis s’il aurait pu être inscrit au patrimoine mondial de l’humanité…

The end ?

Lorsqu’enfin, après une vie bien remplie, le bon vieux Nicolas reçoit la vision de sa mort, il finit la messe, rentre chez lui, et meurt, un 06 décembre 345.

Depuis son tombeau, une huile odorante suinte de sa tête. Elle aurait le pouvoir de guérir et surtout de protéger le défunt de la putréfaction. Le business des fioles remplit du saint baume marche du feu de… enfin, marche bien, quoi. C’est que l’évêque Nicolas est monté dans la hiérarchie, c’est un Saint homme désormais.

Le déménagement

Et l’histoire continue. Au 11ème siècle, suite à la raclée que subissent les Byzantins à la bataille de Manzikert, les Turcs sont en vue de Myre, et l’on craint pour la dépouille du Saint. Un appel d’offre est lancé. Les Vénitiens y répondent mais sont coiffés sur le poteau par des marins de la ville italienne de Bari, qui embarquent les reliques de Saint-Nicolas. A destination, on construit la basilique qui doit servir de demeure éternelle aux Reliques.

Moins connu, la fête Saint-Nicolas du 08 mai commémore l’arrivée du Saint à Bari.

Mon précieuuux…

On s’arrache Saint-Nicolas !

La réputation du Saint, désormais, n’est plus à faire, et tout le monde en veut un morceau !

Un petit malin, chevalier Lorrain de métier, accompagnant les marins de Bari lors de la translation des reliques, y « emprunte » une phalange du Saint et la ramène dans son village natal, Port, en Lorraine. Aussitôt, des miracles se produisent ! Plus question alors de rendre le bout de doigt. Ni une, ni deux, une basilique est bâtie. Dans la foulée on change le nom du bourg en Saint-nicolas-de-Port…

La ville de Fribourg, en Suisse, est plus chanceuse. Sa belle cathédrale de style gothique s’enorgueillit d’y abriter un des humérus de Saint-Nicolas. C’est d’ailleurs dans la ville de Fribourg qu’a lieu, de nos jours, le plus grand rassemblement de fidèle pendant la fête du Saint.

On se l’arrache, je vous dis! Tout le monde veut bénéficier de ses pouvoirs, et Saint-Nicolas devient le super-héros, ou le Saint Protecteur, comme on voudra, de la Russie, de la Grèce et de la Lorraine !

On le vénère aux Pays-Bas, en Belgique, en Pologne, dans l’Est et le Nord de la France, en Allemagne, en Suisse, en Autriche, Russie, Grèce, Luxembourg, Croatie, Autriche, Serbie, Slovaquie, Albanie, Chypre, Hongrie, Slovénie, Roumanie, Bulgarie, Ukraine, … Pour ceux qui ont lu la liste en entier, un pays revient deux fois, lequel ?

Loin de sa terre natale, Saint-Nicolas va-t-il enfin trouver le repos ? Absolument pas ! Les miracles continuent…

A que Cunon !

Un chevalier Lorrain, le Sire De Réchicourt, participe à la sixième croisade en 1240. Surestimant ses capacités d’escrimeur, il est fait prisonnier et croupit, dans l’attente de son exécution, dans des geôles peu ragoutantes. Un soir d’été, dans les effluves de jasmin et d’orangers, avec la lune pour complice, Cunon (c’est son prénom), prie Saint-Nicolas de lui envoyer une bouteille de Quetsch, ou une part de quiche lorraine, des bonbons des Vosges, un bon bain pour son geôlier, bref, on ne sait plus trop. Toujours est-il que Cunon s’endort en Terre Sainte, et se réveille sur le parvis de la basilique Saint-Nicolas-de-Port ! TINDIN !!! Les chaînes qui l’étreignent sont alors exposées dans l’édifice, et un pèlerinage, depuis, y a lieu.

Saint-Nicolas ne s’arrête plus. Il va même sauver Saint-Louis, mal engagé, dans une tempête méditerranéenne.

Une fuite, zéro mariage

Un autre jour, Un jeune homme, nommé Bernard, est promit en mariage à une riche héritière, Marguerite. Mais Bernard n’aspire qu’a une vie simple de religieux. Son père, pas du tout d’accord, l’enferme dans sa chambre en attendant l’heureux évènement. Désespéré, Bernard prie Saint-Nicolas, qui apparait alors, et ordonne au futur marié de sauter par la fenêtre et de s’enfuir. Saint-Nicolas et les anges s’occuperont de le réceptionner dans sa chute, cinq mètres plus bas. Bernard s’exécute et part à Aoste où il en deviendra l’Archidiacre.

La Lorraine Jeanne d’Arc, qui deviendra une héroïne Française, s’arrêtera prier dans l’église de Saint-Nicolas-de-Port, avant de poursuivre son chemin qui la mènera auprès de Charles VII, futur roi de France.

Au 16ème siècle, Martin Luther tente de remplacer le Saint évêque (catholique, forcément…), en lui refourguant une jolie blondinette, qu’il fait appeler « ChristKindel », en français « le Petit Jésus ». Les fidèles, pas dupes, n’en démordent pas et garde leur saint chéri.

Catherinettes et Nicolas…

Car L’aura de Saint-Nicolas est telle qu’il va devenir le Saint tutélaire des enfants, des marins, des prisonniers, et même des célibataires…

D’ailleurs, les hommes non mariés de 30 ans ont leur fête le 06 décembre, à la Saint-Nicolas ! Préparez vos chapeaux…

Aux Pays-Bas, Saint-Nicolas se nomme Sinterklaas. Au 17ème siècle, des colons néerlandais débarquent au Nouveau Monde, avec dans leurs baluchons, leurs traditions et…Sinterklaas, qui deviendra au fil des siècles, Santa Claus, le Père Noël Américain.

Saint-Nicolas ne fait pas HO! HO!

Assagis par les ans, le bouillonnant Nicolas s’est mué en gentil vieil homme, à la barbe blanche, distribuant des cadeaux aux enfants attendris. Profitant de ce petit coup de mou, un gros barbu joufflu buvant trop de soda, lui a subtilisé la première place des fêtes de fin d’année.

Mais Nicolas n’a pas dit son dernier mot. Dans l’ombre, il mobilise ses troupes…

En 1951, à Dijon, une figurine du Père Noël grandeur nature est brûlée.

En 2002, nait un mouvement protestataire contre le Père Noël, et pour le retour de Saint-Nicolas au sommet des fêtes de fin d’années…

En 2015, la veille de Noël, à Stettler en Alberta, un homme déguisé en Père Noël, braque une bijouterie avant de fuir à bord d’un puissant Hummer. D’après la rumeur, il semblerait que le coupable soit Saint-Nicolas en personne, voulant faire porter le chapeau à Santa, mais chuuttt ! je ne vous ai rien dit…

Nico le farceur !

Oui, notre bon vieux Saint-Nicolas est plein de surprise.

Et il a dû bien se marrer à l’annonce des archéologues Turcs. En 2013, ils prétendent avoir retrouvés le tombeau de l’évêque de Myre, donc Saint-Nicolas, mais également son corps… Alors qui est réellement Saint-Nicolas …?

Bonhomme Saint-Nicolas
Une petite tradition, facile et marrante à faire. Une bonne brioche, chaude et bien dorée, façonnée en forme de personnage. D’après certains spécialistes, façonner la brioche en personnage permettait de se protéger du mauvais œil, en plus d’être bon !

Bonhomme Saint-Nicolas

Préparation : 1h30mn
Cuisson : 25mn

Ingrédients 

500 gr de farine
100 gr de sucre semoule
250 ml de lait
100 gr de beurre
½ cube de levure boulangère fraiche (21 gr)
1 œuf
1 sachet de sucre vanillé
1 pincée de sel
1 jaune d’œuf

Réalisation

Délayez la levure dans le lait tiédit.
Dans un récipient, mélangez la farine, le sucre, le sucre vanillé, le sel, et l’œuf. Rajoutez le beurre ramollit en pommade et pétrissez en ajoutant progressivement le lait avec la levure.
Bien pétrir jusqu’à l’obtention d’une pâte homogène et non collante. Laissez lever la pâte environ 45 minutes dans un endroit chaud en la recouvrant d’un torchon propre.
Expulsez l’air de la pâte en l’aplatissant, puis découpez des boules que vous modelez en forme de « cigare » avec une tête. A l’aide d’une paire de ciseaux, coupez dans la pâte, les bras et les jambes. Laissez à nouveau lever la pâte 30 minutes environ.
Préchauffez votre four à 180° c.
A l’aide d’un pinceau, badigeonnez les Brioches avec le jaune d’œuf, et enfournez pour 15-20 minutes.

Astuce gourmande :
Pour se plonger un peu plus dans l’ambiance des fêtes, avant d’enfourner, saupoudrez vos Bonhommes de sucre semoule et de cannelle.

Testez et Envoyez-nous vos photos!
BON APPETIT !!!



Retrouvez nous sur les réseaux sociaux

Votre commentaire

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l’aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion /  Changer )

Photo Google

Vous commentez à l’aide de votre compte Google. Déconnexion /  Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l’aide de votre compte Twitter. Déconnexion /  Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l’aide de votre compte Facebook. Déconnexion /  Changer )

Connexion à %s