Boudiste Tibet

L’Empire Tibétain de Gumpo-cacau.

La chaleur lourde et étouffante et humide, fait transpirer les passagers du pick-up. Malgré l’ombre de la cacaoyère, les feuilles semblent s’être alliées dans un pacte secret pour amplifier l’effet ardent des rayons du soleil.

Au bout de la piste, d’abord petit et clair, le point grandit, les façades et le bâtiment prennent formes. La sensation de toucher au but est agréable. Bientôt, la fin du voyage, la fin de cette piste, défoncée, qui broie le dos.

L’entrée du domaine est intrigante, c’est une aventure en soi. Avec un portail monumental de crépi ocre, un style tout à fait asiatique, ouvragé de bleu et d’or et des motifs à la signification inconnue des voyageurs.

L’habitation se fond dans son milieu tropical. C’est une grande demeure d’architecte, moderne, aux formes cubiques suspendues, avec des balcons en bois clair, et de grandes baies vitrées. Le rez de chaussé est un immense espace de vie, transparent. Le lieu invite à l’apaisement.

Le pick-up se gare et les voyageurs descendent, fourbus. Le conducteur porte les bagages, il affiche un sourire qui ne s’est pas effacé depuis l’aéroport Coronel Horacio de Bahia. 

Aussitôt, un homme au visage avenant et détendu arrive à la rencontre du couple de voyageurs. Sa chemise ample, d’une blancheur éclatante, ondule à chaque pas. 

« Bem-vido ao propriedade Gumpo-Cacau ! »

Il ne sert pas les mains tendues, mais enlace chaque personne d’une chaleureuse étreinte.

Les présentations sont faites. Lui, c’est Jampa, le propriétaire du domaine. Eux, Pierre et Lucy, mariés, sans enfants.

« Bienvenue chez vous… ». Le geste de son bras invite les voyageurs à se diriger vers la maison. Il s’enquit du voyage, « pas trop long ? nous pourrions refaire la piste qui mène au domaine, mais mon père dit qu’elle perdrait son âme… ». Alors les voyageurs continuent d’avoir mal au cul. 

La porte de verre est une frontière brumeuse entre la fournaise humide de l’extérieur, et la fraîcheur climatisée, un peu violente, de l’intérieur de la pièce-verrière. Le couple frissonne, la femme enfilerai bien son gilet, bleu azur, bien plié dans sa valise. D’ailleurs, elle se félicite de l’avoir emporté et de ne pas avoir écouté son mari.

Le conducteur du pick-up traverse la pièce en emportant les bagages. On boit un cocktail de bienvenue, très rafraîchissant, à base de Curaçao bleu et de crème de cacao (fabriquée sur place !).

Le conducteur du pick-up revient, toujours illustrant son visage d’un large sourire. Cette imperturbabilité expressive pourrait presque passer pour de la niaiserie. Une odeur très forte et très agréable de patchouli parfume la pièce, et l’effet lumineux des baies donne une clarté minérale, contrastant violemment avec le vert vif du dehors.

Abraão, c’est le nom du chauffeur au large sourire, accompagne Pierre et Lucy dans leur logement. Ils empruntent un couloir qui se détache de la partie principale de la maison, au bout, une porte coulissante en bois, tachée des nervures de l’arbre. La pièce est grande, bien plus que le prétendait la photo sur le site internet. Le couple est charmé. L’appartement où ils vont passer la semaine est élégamment meublé et agencé avec goût.

Ils défont leurs valises et Lucy se jette sur le lit, les bras et les jambes en croix, face aux longues portes fenêtres donnant sur la cacaoyère. Ils aperçoivent les grosses baies allongées et pendantes des cabosses contenant les fèves de cacao.

Aux dernières nouvelles des réseaux sociaux, à près de 8000 kilomètres du domaine Gumpo-cacau, le ciel lourd de février plombe les artères Parisiennes d’où sont originaires le couple, ce qui leur procure un bonheur supplémentaire. Leurs vacances débutent dans cette cacaoyère de filière biologique, qui propose des séjours au sein de la propriété, « repos, culture et cuisine », comme le promet l’annonce.

Un peu plus tard, Jampa leur fait visiter la maison. Il leur présente sa femme et ses deux filles. Son père, ils auront l’occasion de le rencontrer un plus tard dans la cacaoyère. 

Ce petit homme ratatiné a les cheveux très blancs et la peau couleur café. Comme son fils, il a les yeux en amande. Les présentations sont rapides, Gyalpo, c’est son nom, baragouine quelques mots dans une langue inconnue en serrant les mains.

« Mon père s’excuse, il ne parle pas français, mais espère que vous passerez un agréable séjour. »

La peau de son visage est froissée de plis comme un parchemin antique. Malgré ses 90 ans, le vieux parcourt chaque jours la propriété, scrutant méticuleusement les cabosses de ses mains rabougries et enflées.

Les jours passent, « repos, culture et cuisine ». 

Ils apprennent les différentes étapes de la culture du cacao, son extraction et les différentes applications, gourmandes et cosmétiques.

Jampa est un très bon guide et pédagogue.

« Regardez cette forêt. Comme un trésor fragile, le cacaoyer a besoin d’être préservé de l’éclat trop intense du soleil. Alors nous le protégeons en plantant d’autres arbres, des « Mères cacao », qui veille sur lui. A Gumpo-cacau, nous avons choisi les Manguiers. Et les arbres aux grandes fleurs rouge vif, ce sont des érythrines. Ensembles, ils forment une canopée idéale.

La culture du cacaoyer est affaire de patience.

Une fois planté dans la terre noire, il faut attendre trois années, pour que l’arbre donne ses fruits. 

La récolte des cabosses est une étape délicate et difficile. 

Trois jours plus tard, l’on procède à l’écabossage, qui consiste à ouvrir les cabosses à l’aide d’une machette, et récupérer les fèves.

Puis vient la Fermentation. On entasse les fèves dans des caisses en bois pour stopper la germination. Il faut brasser chaque caisses à l’aide de grandes pelles, tous les jours, pendant une semaine. C’est un travail fastidieux.

Les fèves doivent ensuite séchées sur de grandes bâches au soleil, pendant quatre semaines.

Maintenant, la grosse partie de la production est prête pour être ensachée et expédiée à l’export.

Nous en gardons toujours un peu pour nos fabrications locales. 

Et pour le reste, le travail continue. Nous passons à l’étape de la torréfaction. » 

Jampa, Pierre et Lucy prennent la Golfette électrique, pour se rendrent à la « Maison de Fabrication ». Là, les fèves sont torréfiées pour développer les arômes subtils du cacao.

« Suite à la torréfaction, les fèves ont pris une belle couleur brune. Elles vont être concassées et broyées pour récupérer la pâte de cacao.  

Le pressage de cette pâte de cacao permet d’extraire une grande partie de la matière grasse, le beurre de cacao, qui va être ensuite réutilisé dans diverses fabrications chocolatières. Le rendu final du pressage, est cette galette assez compacte, que l’on appelle le Tourteau, et qui ne contient plus que 10 à 20% de matière grasse. Broyé, il va donner une poudre très fine, la poudre de cacao. »

La « Maison de Fabrication » est un bâtiment, à l’écart de la cacaoyère. Elle trône sur un lit de verdure, au milieu d’une grande clairière. Ses murs rouges sont peints des différentes étapes de la fabrication du chocolat. Le bâtiment n’est pas très grand et propre. Une pièce, à l’intérieur, est dédiée aux produits finis, sorte de boutique d’exposition, où l’on encartonne et on expédie les commandes dans toute l’Amérique du Sud, et jusqu’aux Etats-Unis. 

« Le nom de la fabrique est en fait « la Maison des Sept Nuages et des Six Parfums ». Mon père avait observé pendant la torréfaction, sept types de fumées différentes, en consistances, et aspect, selon l’époque de l’année, la qualité des fèves, du bois utilisé pour le four, etc…, et six odeurs différentes, d’où le nom… »

Le domaine Gompo-cacau est vaste de plusieurs hectares. 

Des pistes, empruntables par de petites voiturettes de golf, sillonnent la plantation.

En visitant la cacaoyère, les invités surpris, découvrent un dégagement où siège la statue d’un personnage divin, peint d’or écaillé, en position du lotus. Une bannière dort mollement dans l’inexistence du vent. Une main tient un trident pointant vers le ciel couvert des feuilles de manguiers, l’autre serre un coquillage, en forme de conque des mers. C’est un lieu de prière, tout à fait approprié. L’air sent le fruit et la terre humide. L’endroit est reposant. A côté, une jolie pergola de bambou invite à la méditation. Une surprise de plus dans ce domaine atypique.

Le séjour touche à sa fin après une semaine délicieusement riche. 

La veille du départ, Pierre et Lucy dînent avec la famille de Jampa. Sa femme est une excellente cuisinière, ils découvrent de nouvelles sensations culinaires.

 Et le repas satisfait l’esprit. Mais pas la curiosité de Pierre. Dans un coin de la grande salle à manger, posée sur un meuble en bois de teck, une photo encadrée, jaunie, noir et blanc. Un groupe d’une douzaine d’hommes, jeunes et plus âgés, habillés à l’ancienne mode sherpas de vêtements chauds,  posent fièrement. 

Le décor à l’air somptueux, de grandes gorges vertigineuses, et des pics enneigés. L’intrigue qui focalise, c’est les armes, de guerre, portées crânement. Chaque personnages, en bandoulière ou à la main, exhibent l’objet de mort. D’ailleurs, le vieux cadre diffuse une ombre lugubre, une sensation guerrière en émerge, de malheur imminent. Le temps parle à travers cette photographie, il semble fixé, retenir ces hommes de l’imminence de l’assaut qui vient.

 Dans cette demeure, faite de calme, et de générosité, d’amour aussi, la photo dérange et semble ne pas être à sa place.

Pierre, innocemment, pointe du doigt la photographie, « Des personnes de votre famille ? ». 

Gyalpo a grogné, il gesticule, et repose bruyamment son verre d’eau. Il frotte nerveusement ses grosses mains calleuses.

S’apercevant du malaise apparent, les jeunes hôtes bafouillent des excuses.

« Non, non, mes amis, ne vous en faites pas. Cette photographie représente des souvenirs émotionnellement forts pour mon père, mais votre question n’est pas déplacée. »

Jampa se lève et se déplace en direction du cadre qui trône discrètement sur la surface sombre du meuble. Il la prend d’une main, très calmement et la regarde affectueusement.

« Effectivement c’est une photo de famille. Mon père n’en parle pas beaucoup. Moi, je l’encourage à le faire. « Pour que la brûlure cesse, il faut retirer la main du feu », n’est-ce pas ? »

En parlant, Jampa a repris sa place. Il pose délicatement le cadre devant son père. 

« Peut-être accepterais-tu de raconter ton histoire à nos amis?». Le fils parle calmement d’une voix emprunt de respect.

Gyalpo regarde intensément la photographie, sans rien dire. De ses mains qui ont connu l’usure du temps, comme deux pierres d’argent et de cuir, noircis et battus par la pluie et le feu, ses doigts tâtonnent vers le cadre. 

Jampa l’encourage du regard.

Ses lèvres s’entrouvrent, tremblent, se ferment un moment, et s’ouvrent à nouveau. Le vieil homme parle en portugais avec un fort accent. Son fils Jampa traduit.

« Cette photo a été prise en 1955 à Jyekundo, au Tibet. Je suis le deuxième en partant de la gauche. »

Gyalpo passe le cadre à Lucy et Pierre en montrant de son doigt boudiné un jeune homme coiffé d’une énorme chapka de fourrure. Il tient maladroitement une mitraillette, un léger sourire crispé témoigne d’un certain embarras devant l’objectif. 

La femme de Jampa et ses deux filles écoutent silencieusement  l’histoire du grand-père qu’ils connaissent déjà.

« Moi, Gyalpo, je suis né au Tibet, dans un pays libre et indépendant. Le 07 octobre 1950, l’armée Chinoise a envahi mon pays. »

La phrase tombe comme une sentence.

Le vieil homme s’arrête, et hoquète.

« J’étais jeune et plein de feu en moi, et il m’a brûlé toute ma vie. 

Il y avait un lac près de mon village. Lorsque nous étions enfants, nous y construisions de petits abris de pierres où nous jouions. Le soir, nous regardions l’immensité de la voûte étoilée. C’était magnifique. Avant, tout le monde pouvait venir chercher un peu de cette croûte de sel sur la rive, un beau sel blanc, avec des reflets roses. Le lac appartenait à tout le monde. Lorsque les soldats Chinois sont arrivés, ils ont détruit nos abris et ont fait payer chaque gramme de sel prélevé.

 Alors un soir, avec quelques jeunes gens du village, nous nous sommes réunis, et nous les avons attaqués à coup de bâtons. J’ai ressenti une telle excitation, une rage de tigre…

Le lendemain, les soldats ont détruits nos Stupas de prière.

La colère s’est transformé en tempête hurlante. J’étais jeune et je volais sur des rêves de batailles oubliées.

 J’écoutais depuis tout petit, à la lueur vacillante du feu, les anciens raconter les jours glorieux de l’Empire Tibétain, vieux de mille ans. Comment l’armée “des deux cent milles soldats” de l’empereur Trisong Detsen ont battues l’armée impériale Chinoise et envahies la capitale Chang’an de l’empire Chinois. 

Un pilier a été érigé en commémoration de cette victoire. “La Tablette de l’Unité du Long Terme”. Le portail d’entrée du domaine que l’on emprunte en entrant, en est une reproduction en langue Tibétaine:

« Le roi Trisong Detsen est un homme sage et profond. La qualité de ses conseillers est reconnue, et ce qu’il fait pour le royaume est parfaitement réussi. Il a conquis et tient en son pouvoir beaucoup de provinces et forteresses chinoises. L’empereur chinois, Hehu Ki Wang (Daizong) et ses ministres ont été terrifiés. Ils ont offert un tribut annuel perpétuel de 50 000 rouleaux de soie et la Chine a été obligée de s’en acquitter. »

Je voulais me battre, défendre mon pays. Je ne connaissais pas le prix du sang.

Les Chinois ont imposé leur administration, et les Tibétains se sont révoltés.

Dans les années 50, un riche homme d’affaires Tibétain du nom de Gompo Tashi a créé le “Chushi Gangdruk”, une organisation clandestine de résistance armée, aidée, financée et entraînée par la CIA.

La tension entre l’Amérique et la Chine était vive. Cette dernière était accusée de soutenir le régime communiste de l’URSS. 

Bientôt, 80 000 Tibétains ont rejoint la lutte. Nous recevions des fusils américains, et quelques fois dans nos montagnes, un agent de la CIA, habillé à la mode tibétaine, venait rencontrer des responsables de l’organisation.

Tenzin Gyatso, notre chef spirituel, 14ème Dalaï-Lama, faisait tout pour arrêter le bain de sang. 

En 1958, j’ai été sélectionné, avec d’autres Tibétains pour un programme d’entraînement spécial. Nous avons été transférés dans un camp Américain, sur l’île de Saipan dans le Pacifique, puis dans le Colorado. Cela a été un choc pour nous. La plupart n’était jamais sorti du Tibet, la culture américaine nous était complètement inconnue. Et l’étouffante chaleur moite de l’île nous était insupportable. Nous étions loin de la fraîcheur pure de nos montagnes. 

Nos instructeurs nous gueulait des ordres que nous ne comprenions pas, mais nous restions toujours très appliqués. On nous a enseigné l’art de la guérilla, du combat rapproché, du tir, et du saut en parachute. Puis, nous avons été discrètement ré-infiltrés au Tibet.

Quelque chose se préparait. En 1959, les soupçons d’enlèvement du Dalaï-Lama par l’armée chinoise devenait de plus en plus préoccupantes. Les gens avaient peur.

 Alors, sous la pression populaire et américaine, Tenzin Gyatso, 14ème Dalaï-Lama, s’est enfuit en Inde, précipitamment, en traversant l’Himalaya pendant dix jours, accompagné d’une centaine de personne. L’opération était dirigée par la CIA. Nous bloquions des cols et des routes, pour éviter la poursuite de l’armée chinoise. Enfin, Le dalaï-Lama était sauvé et à l’abri, mais loin de chez lui.

Un jour gris ou le ciel était bas et menaçant, un camion transportant des soldats Chinois est arrivé près de notre position. Nous étions 9 combattants, cachés, là, dans les rochers, des deux côtés de la route. Le camion soulevait un nuage de poussière visible de loin. Arrivé à notre portée, nous avons ouvert le feu, sans sommations. Le camion a zigzagué et s’est écrasé dans un gros rocher en rebondissant. Le bruit des coups de feu et le choc du camion a emplit toute la vallée d’un écho lugubre… »

Gyalpo respire fort. Quelques fois, des mots Tibétains s’insinuent dans le récit, mais Jampa traduit.

Il prend la main crispée de son père et sourit. Mais le vieil homme n’a pas fini. Son esprit est resté prisonnier de ses souvenirs. Il retire doucement son bras, ferme les yeux, et continu…

 « L’avant du camion fumait. Nous nous sommes précipités sur la toile kaki, fermée à l’arrière du camion. Le conducteur et plusieurs soldats étaient morts, mais d’autres étaient encore vivants… nous leur avons crié de se rendre, mais ils ont pointé leurs armes sur nous. Alors nous avons tiré, et nous les avons tous tué. »

Son bras tremble, comme s’il ressentait encore les rafales de l’arme. Son regard contemple une scène lointaine et sombre.

La famille de Gyalpo reste muette. Jamais il n’avait raconté cela.

« Le chushi gangdruk a continué de se battre quelques temps. Et au début des années 70, les relations entre les Etats-Unis et la Chine se sont détendus. Alors les américains n’ont plus soutenu l’organisation. La plupart des soldats Tibétains du Chushi Gangdruk ont été incorporés à l’armée Indienne. 

J’ai essayé de retrouver ma famille, en vain. J’ai alors traversé les montagnes, et dit adieu à mon pays. J’ai vécu quelques temps en Inde. C’est là où j’ai rencontré ma femme et où nous avons eu notre fils Jampa. Puis la rivière du hasard nous a conduit ici, au Brésil. »

Il sourit à son fils. Cet homme, d’ordinaire silencieux, presque taciturne, semble libéré d’un poids, d’une ancienne blessure.

 Un étrange silence bourdonne aux oreilles. 

En rentrant, Pierre et Lucy ont l’impression d’avoir vécu quelque chose d’intime et de bouleversant.

Jampa les raccompagnent. Ils marchent tranquillement le long du corridor qui mène à la chambre du couple.

« J’espère ne pas vous avoir mis dans une position désagréable, mes amis, et je tiens à m’excuser si mon père… »

« Non ! absolument pas. Nous avons eu l’impression qu’il avait besoin de parler. C’était très intense. C’est nous qui devrions nous excuser d’avoir été trop insistant et curieux, nous n’aurions pas dû, pour la photo. »

« Ne vous inquiétez pas. Mon père vous aiment bien. Je crois que c’est pour cette raison qu’il a accepté de parler et se libérer, ce soir. Les souvenirs sont un feu ardent qui consume l’âme. C’est un homme qui a connu la guerre, et qui aspire à la paix. Et le temps passe bien vite…”

Sous un soleil toujours plus chaud, et après une heure de piste qui broie le dos et fait mal au cul, les deux voyageurs décollent vers une routine et un ciel bien morne. 

Dans cette plaine, baignée de jungle Brésilienne, Pierre et Lucy ont découvert un monde de paix, de repos, de culture et de cacao.

Une recette de chocolat chaud épicé qui réveille les sens et apaise l’esprit.

“Hot Chocolate du Nouveau Monde”

Préparation : 10mn
Pour un grand mug!

Ingrédients 

30 cl de lait entier
2 cuillères à soupe de crème fraîche
½ tablette de chocolat noir, selon le goût voulu
1 bâtonnet de cannelle
1 pointe de couteau de piment de Cayenne
1 bouchon de Vieux Rhum
Crème fouettée légèrement sucrée

Réalisation

Dans une casserole, à feu doux, faites chauffer le lait avec le piment, le bâton de cannelle, le chocolat en morceaux et la crème fraîche.
Une fois le chocolat complètement fondu, retirez le bâton de cannelle, ajoutez le Rhum dans le fond du mug, et versez le chocolat chaud.
Nappez votre boisson de Chantilly et savourez la chaleur et le bien-être qui vous envahit…

chocolat chaud

Testez et Envoyez-nous vos photos!
BON APPETIT !!!



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