« Allô Eiffel ? Allô Eiffel vous entendez ? »

Le 05 novembre 1918, 6h du matin. Les rues de Paris sont encore plongées dans l’obscurité froide de la nuit.
Maurice Hacot, 22 ans, caporal au centre de radiotélégraphique de la Tour Eiffel, est réveillé par son camarade affolé, les Allemands ont envoyés un signal morse.
C’est une demande de pourparlers des autorités Allemandes :
« Allô Eiffel, Allô Eiffel vous entendez ? ici GQG allemand de Spa…nous désirons entrer en relation avec vous en vue de pourparlers d’un éventuel Armistice. »
Le message est immédiatement transféré aux autorités Françaises, puis aux alliés.
C’est enfin, le début de la fin de la Guerre…

« Et mon Capitaine me criait sans cesse : « sonne donc ! sonne donc ! » »


Après avoir répondu favorablement à la demande de pourparlers Allemands, une délégation est en route. Elle doit franchir les lignes Françaises à La Capelle, dans l’Aisne. Puis, les plénipotentiaires Allemands seront escortés auprès du Maréchal Foch, à Rethondes.
Mais seuls quelques gradés sont au courant. La troupe est toujours en guerre et le convoi ne va pas tarder. Il faut sonner le clairon.
A 20h30, le 07 novembre 1918, le Capitaine Lhuillier, commandant le 19ème bataillon de chasseurs postés à La Capelle, demande au caporal Pierre Sellier, 26 ans, de sonner le clairon. Le caporal est confus, sonner quoi ? Le capitaine l’informe de la venue de la délégation ennemie.
Pierre Sellier raconte plus tard au journal L’Intransigeant :
« Alors monsieur, j’ai sonné le garde à vous ! [ ] « Cessez le feu », enfin « Halte-là » ».
Du côté Allemand, c’est Arthur Zobrowski, sous-officier Uhlan, qui sonne le cessez le feu. L’ambassade Allemande est escortée à la clairière de Rethondes où sera négocié les termes de la reddition de l’Allemagne.
Maurice Hacot, célèbre en son temps, comme étant celui qui a reçu la demande d’armistice allemande.
Pierre Sellier et Arthur Zobrowski, connus pour avoir sonnés le clairon du premier Cessez le feu.
Le clairon de Pierre Sellier retentit une dernière fois, pour les commémorations du 11 novembre 2018, comme un appel contre l’oubli de millions d’anonymes, tombés pendant ce que l’on avait alors appelé « la der des der ».

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