Joyeux Noël !

A chacun sa façon de fêter Noël…

Joyeux Noël !

Oui, Joyeux Noël. Pour Blaise Cendrars et ses quatre camarades, c’est LE mot d’ordre, le leitmotiv pour cette soirée du 24 décembre 1914 !

Traversée par la ligne de front, Frise est un petit village de la Somme, une charpie de terre et de brique, un amas de souvenirs. Les cinq acolytes comptent bien fêter dignement leur premier Noël de Poilus !

Dans les débris poussiéreux, ils s’affublent d’antiques frusques, et s’approprient un magnifique gramophone. Il n’y a plus qu’à attendre la nuit glaciale pour réveillonner. Cendrars sait s’amuser, et les préparatifs vont bon train dans l’excitation de la ribouldingue qui s’annonce.

Haut perchée, la lune amie, fait sa timide sous un épais tapis nuageux. C’est le top départ des réjouissances. 

Le romancier et ses quatre compères rampent à quelques mètres des positions ennemies. Le sombre calvaire qui se dresse devant les fêtards n’est plus la propriété de Dieu, mais des hommes en uniforme gris-vert, qui l’on puissamment fortifié.

Les cinq amis sont des ombres, leur insolence est leur arme redoutable. Les chants de Noël Allemands résonnent dans l’épaisse nuit. 

C’est un écho du temps. Marc-Aurèle a frémit, jadis, en entendant les chants païens des redoutables guerriers peints.

Les joyeux drilles arrivent à déposer leur gramophone tout près des sacs de sable, et l’enclenche. L’objet musical se met alors à gueuler une Marseillaise impie.

Troublés dans leur communion chantante, les Allemands accourent, sacrément rageux !

Chez les quatre poilus, qui maintenant se font la malle, c’est la franche rigolade. Avant de s’éclipser, ils ont allumé une mèche qui crépite et étincelle. Ils plongent sur le sol gelé, juste au moment où le gramophone piégé explose dans une déflagration titanesque.

Cloués dans le No man’s land, nos cinq lascars se bidonnent à s’en tenir les boyaux. L’explosion a déclenché un artifice d’artillerie qui illumine leurs costumes empruntés. Curieuses silhouettes, mi-indiens, mi-cowboys, mi-poilus…

Ils rentrent au petit matin, crottés mais heureux. On peut encore se permettre, en 1914, de s’écharper avec humour… Bordel !

Joyeux Noël !

« Le Père Noël s’est tiré une balle dans le cul ! »

C’est le premier titre proposé pour le cultissime « le Père Noël est une ordure ». 

Jugé trop violent pour les bonnes mœurs, on écartera l’idée pour éviter le bûcher !

En 1994, nos amis Américains, sûrs qu’ils peuvent mieux faire, en font un remake sous le nom de « mixed nuts ». Ce sera un bide monumental…

C’est qu’on ne s’improvise pas Zezette, Pierre, Félix, Thérèse ou monsieur Preskovic !

Au-delà de l’histoire et du scénario, la moëlle, l’essence même du film, ce sont les répliques…

Contre Sirop’s encore jeune, a envie de s’amuser. Et pour son premier Noël, nous avons envie de fêter et de partager avec vous quelques-unes de ces fameuses répliques cultes…

Alors, Joyeux Noël à toutes et à tous !!!

« Allo, Détresse amitié, Joyeux Noël ! »

« C’est cela oui, c’est cela »

« Oh Thérèse, une serpillère ! C’est formidable… »

« Il me manquait quelque chose pour descendre les poubelles… »

« Mais qu’est-ce que c’est que cette matière ? mais c’est de la merde ? Non, c’est Kloug. »

« C’est fin, c’est très fin, ça se mange sans faim… »

« Ça dépends, ça dépasse… »

« Il a tout salopé ma feuille…sac à merde ! »

« Mais je vous en prie. Figurez-vous que Thérèse n’est pas moche. Elle n’a pas un physique facile…c’est différent. »

« Ce sont les fameux Doubitchous de Sofia […] c’est fait à la main, c’est roulé à la main sous les aisselles… »

Soyez gâté, et heureux ! 

JOYEUX NOEL !!!…